L’Université
La Première Classe
Le travail méditatif de l’Université libre, réservé aux membres de la Société qui en font la demande.

Pour ceux qui souhaitent s’engager plus avant dans le travail de recherche et la prise de responsabilité, il est possible de devenir membre de la Société anthroposophique. La Société forme la trame humaine qui porte l’Université libre. Les membres de la Société peuvent, après un certain et temps et s’ils en font la demande, devenir membre de la Classe. Cette dernière répond à un besoin d’approfondissement méditatif dans un contexte social consacré à cela. En plus d’une bonne connaissance de la méthode anthroposophique, les conditions d’entrée dans la Classe reposent sur un triple engagement dont chacun est responsable vis-à-vis de lui-même :
- Pratiquer la méthode de développement intérieur de l’anthroposophie, de manière libre, par l’étude, la méditation et l’exercice.
- Travailler de manière constructive avec les autres membres de l’Université même lorsque des divergences surviennent.
- Représenter l’anthroposophie publiquement, chacun à sa manière, et contribuer à son évolution innovante dans la culture contemporaine.
Un cercle de travail
Comme base de travail méditatif, Rudolf Steiner proposa une série de strophes mantriques (versets méditatifs) aux cours de 19 leçons données dans le cadre de la section d’anthroposophie générale, durant la dernière année de sa vie. Ces leçons forment le premier matériel de travail de la Classe. Elles portent sur le développement intérieur de l’être humain présenté sous forme de situations imagées.
Ces strophes méditatives sont considérées comme indissociables de l’organisme social et humain de la Classe et destinées exclusivement à ce cadre de travail. C’est pourquoi, pendant de nombreuses années, elles n’ont pas fait l’objet d’une diffusion publique : ces strophes méditatives étaient réservées aux membres de la Classe. À partir de 1975, les premières éditions publiques ont vu le jour et elles sont maintenant proposées par plusieurs éditeurs, aussi en langue française. Du point de vue de la Société anthroposophique, ces strophes restent cependant le matériel réservé au travail de la Classe, l’essentiel étant la substance vivante qui se tisse entre les membres par la parole, la conversation, l’écoute.
La liberté comme principe
Un être humain « libre » est un être humain qui sait aussi « laisser libre » son prochain. Tout le travail de l’Université est basé sur la liberté individuelle et le respect de l’autre : jamais aucune contrainte d’aucune nature n’est imposée. L’anthroposophie, en tant que développement spirituel, permet de développer toujours davantage le respect pour l’originalité de chaque individu. Une spiritualité moderne ne tolère pas de relation de subordination. Elle s’élève aussi contre toute discrimination entre les êtres humains. Les rapports humains qui se développent dans le contexte du développement spirituel doivent être marqués du sceau de l’amitié et de la fraternité. Bien qu’il existe des domaines concrets de responsabilité qu’il convient de respecter dans l’organisation du travail, les structures sociales se forment sur la base de l’initiative et de la reconnaissance mutuelle.