Visiteurs devant une clôture sculptée de cathédrale gothique

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Chartres 2024 : Stimuler une pensée spirituelle dans un monde en crise

15 mai 20243 min de lecture

La rencontre annuelle publique de la Société anthroposophique en France s’est tenue à Chartres, du 8 au 10 mars 2024. Elle a révélé une société vivante, porteuse de la vision d’une Université libre du futur.

« Cheminer dans le labyrinthe de notre temps » : c’est le thème que le petit groupe mandaté pour l’organisation avait choisi. Dans une salle bien remplie, cent-quarante personnes ont participé à cet événement placé sous le signe de la co-créativité, une rencontre ponctuée de conférences, d’ateliers, d’échanges, d’expériences artistiques et de moments de jeu. Les organisateurs ont conçu un programme souple et ouvert, laissant place à l’improvisation et à la spontanéité, afin que des initiatives puissent trouver leur place.

Auditeur pensif entrevu au milieu d'un public flou
Spectatrice lisant un programme dans une assemblée
Homme levant le doigt pour poser une question
Public attentif assis lors d'une conférence
Assemblée nombreuse assise lors d'une conférence
Trois intervenants souriants devant un public en salle
Homme au chapeau et nez rouge de clown devant un public
Conférencière devant une salle comble applaudissant
Trois intervenants souriants devant un public en salle
Public assis écoutant dans une salle aux murs de brique
Salle de conférence comble avec intervenants au pupitre
Jeune homme barbu s'exprimant dans une assemblée

FORMATS DE L’EXPÉRIENCE DE LA PENSÉE

Le thème de la « pensée » fut l’un des éléments centraux de la rencontre, avec, en introduction, un retour à la pensée de Saint Paul et de l’École de Chartres. Ces visions du monde issues d’un mariage de la pensée antique et de l’impulsion chrétienne portent déjà les germes de la modernité, mais elles intègrent encore une dimension spirituelle. À travers elles, le lien entre conscience individuelle et vie spirituelle devient tangible. Retourner aux racines de ces philosophies constitue déjà, en soi, un exercice de pensée pure qui remet en question nos habitudes intellectuelles et ouvre de nouveaux espaces de perception.

Participants discutant dehors, revues à la main
Deux femmes en conversation animée dehors
Groupe de personnes discutant dans un jardin
Femmes conversant en extérieur par temps froid
Trois personnes en conversation à l'extérieur
Groupe marchant dans une ruelle près d'une cathédrale
Personnes discutant dehors devant un bâtiment
Groupe sous la pluie écoutant une visite guidée
Visiteurs sous la pluie devant la cathédrale de Chartres
Groupe de visiteurs sous des parapluies dans un parc
Guide en bonnet expliquant à un groupe dans un jardin
Visiteurs devant une clôture sculptée de cathédrale gothique

Dans un deuxième temps, un petit groupe ayant longtemps travaillé sur la Philosophie de la liberté, l’ouvrage philosophique principal de Rudolf Steiner, a partagé un processus de penser méditatif permettant d’expérimenter le pont entre « pensée ordinaire » et « expérience de l’esprit ». Dans la mesure où l’anthroposophie veut être une science de l’esprit, la pensée y est le vecteur de l’expérience spirituelle. L’anthroposophie est en premier lieu un exercice de la pensée individuelle. Par une approche phénoménologique et contemplative, elle veut approfondir le regard sur le monde. Mise en mouvement et renforcée, elle veut stimuler le potentiel de liberté de chacun.

LA PRÉSENCE AUX CHOSES

Différents ateliers se formèrent, dont des visites de la cathédrale sous la conduite de spécialistes. La soirée fut festive. Une carte de France rassembla les différents lieux de vie des participants : ils venaient de tout le pays et des pays avoisinants. Inspiré par la scène médiatique actuelle, souvent suspicieuse vis-à-vis de l’anthroposophie, un faux procès humoristique de la Société anthroposophique fut mis en scène dans une ambiance joviale. Un juge, un procureur et un avocat se renvoyaient la balle pour décider du sort de la malheureuse accusée !

Trois personnes en discussion assise, papiers en main
Homme présentant un livre bleu à une femme
Personne feuilletant le Calendrier biodynamique 2024
Homme agenouillé posant des pions sur grande carte
Animatrice devant un paperboard lors d'un atelier
Mains annotant un schéma circulaire manuscrit
Plan dessiné de la cathédrale de Chartres
Participante à un séminaire devant un paperboard annoté
Main tenant une carte postale, École d'Athènes
Préparations biodynamiques, bouse de corne et racines
Personne lisant un programme imprimé en salle

Le dernier jour fut consacré à la vie pratique et aux visions d’avenir. Quelques personnes furent invitées à témoigner de l’apport de l’anthroposophie dans leur profession. Pour certains, l’exercice intérieur permet de développer une meilleure écoute et une meilleure attention à l’autre, pour d’autres, il s’agit de cultiver des forces positives et une paix intérieure permettant de surmonter les situations difficiles. De manière générale, l’anthroposophie apparaissait alors comme une culture de la présence aux choses, de la conscience, apportant un supplément d’humanité et de créativité dans les petites choses de la vie, comme dans les grandes.

UNE VISION D’AVENIR

La vision d’avenir fut nécessairement inspirée par l’École de Chartres : une Université libre de science de l’esprit participant à la vie culturelle par ses contributions et ses propositions visant à développer ce supplément d’âme et de créativité dans la société contemporaine. Les sections spécialisées, pédagogie, agriculture, arts, sciences, anthroposophie générale, permettraient de générer sans cesse de nouvelles perspectives et idées dans des domaines variés. Même si, en France, tout ce travail est encore à construire, cette vision d’avenir suscita enthousiasme et volonté d’agir.

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